samedi 31 mars 2012

Be a change agent !



Utopie ?
Yep, mais si il y a une constante c'est l'évolution, et le changement de paradigme a commencé il y a quelques dizaines d'années (ne s'est sans doute jamais arrêté en fait). Il y a toujours eu des do-gooders, mais j'ai l'impression que la proportion avec ceux qui trouvent intérêt dans le maintien du statu-quo actuel, est en train de s'inverser progressivement.
Ce n'est qu'une question de temps avant qu'un nouveau modèle de société ne s'impose. Mais cela peut s’accélérer brusquement, souvenez-vous, il suffit de 10% pour faire basculer l'adoption d'une idée :

http://www.eurekalert.org/pub_releases/2011-07/rpi-mrs072511.php

http://en.wikipedia.org/wiki/The_Tipping_Point

Si je soutiens à fond le concept des FabLabs, c'est parce que j'y trouve une cohérence dans le puzzle de la réponse a la question comment vivre en accord avec mes valeurs ? (aka ne pas poursuivre le système mais participer à la création d'une alternative).
Ces valeurs qui semblent gagner du terrain (4-6 pages sur les FabLabs dans l'UsineNouvelle cette semaine, le Parti Pirate qui progresse en Allemagne, les gens qui se révoltent un peu partout), et représentent les bases d'un nouveau système de société qui apparait de plus en plus évident face à la perception que quelque chose ne va pas dans l'organisation actuelle du monde (ou du moins la nécessité de discuter de ce qu'on voudrait à la place).



Empathie, collaboration, équité, autonomie, distribution, transparence, etc. ou un truc aussi simple que de prendre conscience que nous partageons tous la même planète et avons donc meilleur intérêt à œuvrer ensemble.
Le monde du partage devra remplacer le partage du monde comme disait l'autre. Chaque jours on se rapproche de notre idéal et du point de bascule.

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Tient j'en profite pour la placer celle là : qu'elle est la différence entre un utopiste et un idéaliste ?
L'utopiste va vous parler d'un monde qui n'existe pas, quand l'idéaliste va vous montrer quel chemin on pourrait prendre pour y arriver ;-)

dimanche 11 mars 2012

Open-Source is fun, easy 3D-scanning too !

L'autre soir je relisais ce super article, Vers une économie de la contribution, avec Bernard Stiegler. Dans son interview il résume bien l’avènement d'un capitalisme industriel, puis sont essoufflement et le modèle contributif qu'il faudrait absolument encourager aujourd'hui, ainsi que d'autres enjeux essentiels comme la Neutralité du Net (une interview à voir et revoir). Mais je retiendrais surtout le "pourquoi l'open-source ça marche", en gros : nous nous co-individuons joyeusement :D (et là je repense à la bonne ambiance qui règne au Nancy Bidouille).

Typography Power
Typography Power by tsevis

Il parle également d'un effet important du modèle open-source (et par extension du mouvement do-it-yourself, des FabLabs, etc.) : la dé-prolétarisation de la technologie, quand elle est source de création et de partage de savoirs (au contraire d'une techno "boite noire" à laquelle on abandonnerait nos connaissances). Et ces savoir-faire auraient pour conséquence de favoriser l'individuation de chacun (capacité à développer ses savoirs, se remettre en question, se transformer, se réaliser). Ajoutez à ça une pincée de collaboration, même informelle (qui parait tellement mais tellement plus logique que la compétition), et l'économie de la contribution se met en place. Les participant, en y contribuant, vont se réaliser par la même occasion.
En tout cas ce libre accès aux informations et à la connaissance (qui semble du bon sens) donne à tout le monde la possibilité de s'approprier et comprendre le monde qui nous entoure.


T'as une Kinect ? T'as un Scanner 3D.


Justement, quand on parle d'accessibilité, de facilité... j'ai un bel exemple et un super outil dont il fallait absolument que je vous parle : Reconstructme, un programme permettant de numériser des modèles 3D avec des capteurs comme la Kinect de Microsoft ou le Xtion de Asus.